#39 Joker n’a-t-il pas l’air un peu trop gay ?

Dans Joker, le film de Todd Phillips en salles mercredi, on découvre un Joker effrayant et… efféminé. Entre son dos voué, ses maniérismes, ses tenues flamboyantes, son goût pour la danse, Joker rappelle les pires caricatures d’homosexuels. Cette homosexualité sous-entendue est écrite pour rajouter à la peur qu’il inspire. Joker dérange car il refuse de rentrer dans la norme de la masculinité. Il faut être fou pour se comporter de façon si queer.

Le Joker est loin d’être le seul méchant codé gay ou bi. En anglais, on parle de « queer-coded villain ». Ce trop est né dans les années 30, en pleine période de censure hollywoodienne avec le Code Hays.

Aussi : Transparent, Big Mouth et Ben Platt

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#31 Hedwig, George Michael et autres icônes

Pose est une série importante, une série qui nous fait pleurer, rire, vibrer, réféchir et danser. Si la série alterne si naturellement entre l’humour, le drame, le politique et la célébration, c’est que c’est ce à quoi ressemble la vie des personnes queers marginalisées. C’est ce rejet, cette colère, cette vie sous menace qui fait la culture queer.

Aussi : Hedwig and the angry inch et George Michael

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#27 Avec Pose et Vida, l’intersectionnalité s’invite dans les séries !

Combien de séries connaissez-vous dans lesquelles le ou les personnages principaux sont des personnes LGBT+ racisées, handicapées, issues de l’immigration, ayant des troubles mentaux ou des corps atypiques ? Pas beaucoup, hein ?

Nous sommes en 2019 et les personnages appartenant à plusieurs groupes minorisés sont toujours relégués aux rôles secondaires. Les personnages principaux sont priés de ne connaître qu’un seul type de discrimination, qu’un seul éloignement aux normes. Alors forcément des séries comme Pose et Vida sont des petits miracles.

Aussi : Tyler, The Creator

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#25 L’heure des « Lesbian Best Friends » est arrivée

Pendant longtemps, les seuls personnages LGBT+ des films et séries étaient des hommes. A partir des années 1990, toute bonne comédie progressiste se devait d’avoir un “gay best friend”. Aujourd’hui, les « lesbien best friends » envahissent Netflix, les femmes queers historiques squattent les salles de cinéma et les lesbiennes familiales racontent de nouvelles histoires.

Aussi : Years and Years et Beanie Feldstein

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#23 La battle de la culture : Cannes vs l’Eurovision

Cette semaine, c’est l’Eurovision. Difficile de faire moins hétéro-normatif et plus camp que ce concours de chansons. Certain·es disent l’Eurovision démodé, pourtant c’est un spectacle qui permet de faire avancer les réflexions sur la place des personnes LGBT+ comme aucun autre. A quelle autre occasion, 200 millions de personnes applaudissent-elles une chanteuse transgenre (Dana International en 1998. Oui, oui, en 1998) et une drag queen barbue (Conchita Wurst en 2014) ?

Mais aussi : Gentleman Jack et Marina Foïs

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